75 ans de présence des capucins au Tchad et en Centrafrique (1938-2013)


Nous célébrons cette année dans la Vice Province du Tchad-RCA, 75 ans (1938-2013) de présence des Capucins en Centrafrique et au Tchad. C’est un moment de grâce et de joie.

C’est également un moment de célébration.

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A Bouar en RCA, nous avons célébré ce jubilé le 29 septembre. Au cours de la célébration, deux frères, Martial Wago et Simon Dese ont reçu le sacrement de l’ordre des mains de notre frère Mgr Armando Gianni, évêque de ce diocèse.

Au Tchad nous avons jubilé le 20 octobre à la cathédrale de Mounou où a présidé la messe Mgr Joachim Kouraleyo, évêque de Moundou. Tous les frères présents au Tchad et quelques-uns venant de la Centrafrique y ont pris part. Était présent aussi Mgr Rosario Romalo, évêque de Goré, notre frère.

Nous rendons grâce à Dieu pour la semence de l’évangile et de la vie franciscaine capucine jetée en nos terres qui commence à porter ses fruits. Et nous demandons sa force afin de poursuivre la noble mission que nos frères ainés nous ont laissé.

frère Serge Mbremandji, ministre vice-provincial.

Rassemblés en ce jour pour faire mémoire des 75 ans de présence missionnaire des frères mineurs capucins au Tchad et en Centrafrique, nous devons d’abord nous rappeler des tout premiers Messagers de la Bonne Nouvelle :
*les Pères Spiritains venant de Bangui et s’installant à Kou en 1929, puis se déplaçant à Doba en 1934 ;
*les Prêtres du Sacré-Cœur de St Quentin, venant de Foumban (au Cameroun) et fondant le poste missionnaire à Kélo en 1935 et en 1937 établissant un poste de catéchiste à Moundou.

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A la demande de Mgr Grandin, évêque de Bangui, les Capucins de la Province de Toulouse, prirent la relève des Pères Spiritains fin mai 1938 à Berbérati et Bozoum pour la Centrafrique et à Doba pour le Tchad.
De leur côté, les Prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin, quittèrent Kélo au début de 1941, se faisant relayer également par les Capucins de Toulouse.
Dès lors les Capucins, depuis Doba, rayonnèrent leur présence d’évangélisation dans ce qui est actuellement le Moyen-Chari, les deux Logone et la Tandjilé.
Le père Arthur Délépine, jeune prêtre de 25 ans, arrivé depuis peu à Doba, fut nommé pour fonder la mission à Moundou à Pâques 1941.
La cathédrale qui est derrière nous, fut son œuvre et quand il dû quitter fin juillet 1945, épuisé par la tâche et mourant à Bouar à 29 ans, en décembre de cette même année, l’édifice actuel était en grande partie réalisé et témoigne du don de sa vie pour notre Église.
Un an plus tard le père Philippe Vallat prend la relève. Avec l’arrivé du père Daniel puis en 1949 du père Samuel, qui deviendra le premier évêque le 28 avril 1960, Moundou et toute la région trouvèrent une expansion rapide.
Depuis 1938, ce sont 324 frères expatriés venus de France, d’Italie, de Suisse, du Canada, d’Argentine, du Pérou, de Slovénie et de Pologne qui apportèrent leurs forces animées par leur foi pour implanter, puis accompagner l’Église en Centrafrique et au Tchad, dont 132 pour notre pays.
La mémoire de ces 75 années de présence missionnaire des frères mineurs capucins, que nous célébrons aujourd’hui, manifeste que notre vocation de religieux à la suite de Saint François d’Assise, se situe au service de l’Église universelle dans nos deux pays où nous avons été envoyés.
C’est en effet une joie pour nous de constater que de ces graines semées en terre africaine 8 diocèses sont nés : Berbérati – Moundou – Sarh – Bossangoa – Bouar – Doba – Laï et Goré et que le clergé centrafricain et tchadien est en mesure de poursuivre la tâche d’approfondir dans les cœurs la Foi en Jésus.

Durant cette période de 75 années, la présence de frères venant de 17 provinces de Capucins est relayée progressivement par les frères issus de nos deux pays, puisque de 54 frères expatriés et de 16 frères autochtones en 2007, nous sommes actuellement 25 frères expatriés et 33 frères centrafricains et tchadiens.
Cette mutation permet de vivre l’aujourd’hui et de regarder l’avenir dans la réalité de l’enrichissement mutuel de nos différences trouvant leur cohésion dans l’Amour de Jésus donnant sa Vie par Amour pour tous les hommes et nous invitant, par la foi en sa Résurrection à donner à nos Églises locales la saveur de la joie et de la paix franciscaine.