« C’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 16) : la vocation, un dialogue


L’histoire de toute vocation chrétienne est l’histoire d’un ineffable dialogue entre Dieu et l’homme, entre l’amour de Dieu qui appelle et la liberté de l’homme qui, dans l’amour, répond à Dieu. Tel est l’exemple constant, le donné indissociable de toute vocation : celle des prophètes, des apôtres, des prêtres, des religieux, des fidèles laïcs, de toute personne.

Mais ce qui est tout à fait prioritaire, et même primordial et décisif, c’est l’intervention libre et gratuite de Dieu qui appelle. Il a l’initiative d’appeler. "Avant que tu ne sois formé dans le sein de ta mère, je te connaissais, avant que tu ne sortes à la lumière, je t’avais consacré ; je t’ai établi prophète des nations" » (Jr 1, 4-5). La même vérité est présentée par Paul qui enracine toute vocation dans l’éternelle élection du Christ, faite « avant la création du monde » et « selon le bon plaisir de sa volonté » (Ep 1, 5). C’est le primat absolu de la grâce dans la vocation qui est affirmé.