Jérusalem et Babylone, lectures de la Cité de Dieu de saint Augustin

Une journée d’étude à la faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Paris :
Inscription obligatoire

Comment l’augustinisme politique en est-il venu à désigner à peu près le contraire des thèses d’Augustin dans la "Cité de Dieu" ?

Cité céleste versus cité terrestre
La philosophie politique moderne, généralement identifiée comme "augustinienne" d’inspiration, a mis la cupidité au fondement de tout édifice social, alors qu’Augustin fait de cette corruption du désir l’origine de la cité terrestre fondée par Caïn.

Or cette cité terrestre ne doit pas être confondue avec les sociétés humaines concrètes, lesquelles manifestent toujours un combat entre les deux cités, celle de Dieu et celle du diable, Jérusalem et Babylone. Augustin n’entérine pas la cupidité comme fondement politique, mais montre comment la cité céleste aide les sociétés humaines à s’en libérer.

Retour aux sources de l’augustinisme politique
Par quels détours ou contresens certains lecteurs de la Cité de Dieu en sont-ils venus à considérer Babylone comme le paradigme des sociétés humaines, et Jérusalem comme une improbable théocratie ?

Pour le comprendre, il semble nécessaire de remonter généalogiquement, à partir des interprétations modernes de la Cité de Dieu, en passant par les lectures médiévales, à Augustin « par lui-même », afin qu’apparaisse sous un jour nouveau ce qu’il appelle « cité terrestre » et « cité céleste », et par-là même, ce que l’on a coutume d’appeler l’ « augustinisme politique ».

Des spécialistes en dialogue
Une journée organisée par :
Laure Solignac, responsable de l’axe de recherche Philosophie patristique et médiévale
Émilie Tardivel, responsable de l’axe de recherche Philosophie morale et politique de la Faculté.

Cette journée se déroule sous la présidence de :
Pierre Manent, EHESS
Olivier Boulnois, EPHE

Avec la participation de :
Delphine Carron, Université de Zurich-EHESS
François Dermange, Université de Genève
Jean-Luc Marion de l’Académie française, Université de Chicago
Jean-Marie Salamito, Université Paris-Sorbonne

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