Le 4 août 2018 au matin, le frère Pierre...

Célébration des obsèques de frère Pierre Levallois

Le 4 août 2018 au matin, le frère Pierre Levallois s’est endormi dans la paix à la maison Saint-Charles d’Angers
âgé de 99 ans, après 75 ans de vie religieuse.

Ses funérailles auront lieu le Mardi 7 août 2018 à 14h30, en la chapelle du couvent des capucins
62 rue Faidherbe (49100) Angers, suivie de l’inhumation au cimetière du couvent.

Pierre Levallois est né le 21 avril 1919 à Brouains (département de la Manche), dans une famille nombreuse (Ils étaient trois frères et sept sœurs). Le père de Pierre dirigeait une scierie. Entré à 16 ans à l’école
Saint-Fidèle d’Angers, il commence son noviciat au Mans le 6 septembre 1942, sous le nom de frère Marie-François et il y fait profession temporaire le 8 septembre 1943. Il poursuit sa formation à Nantes où il émet sa profession perpétuelle le 20 avril 1947. IL est ordonné prêtre le 29 juin 1949.

Sa présence fraternelle et apostolique s’exerça à Nogent-sur-Seine dans ce que l’on appelait alors la "Mission de l’Aube" (entre 1951 et 1954), au Mans, puis à Calais (1955/57), à Cambrai (1957/59) comme prédicateur de missions particulièrement auprès de la J.O.C. En 1959, il est parti comme missionnaire en Centrafrique (1959-1963) avant de répondre en 1964 à une demande de l’archevêque de Conception au Chili où il a formé la petite fraternité de Talcahuano à la Casilla 91 en secteur ouvrier avec frère Pedro Jaminet (Wallonie). Puis il rejoindra Santiago où suite à son action en faveur des prisonniers politiques, sous la dictature du général Pinochet, il fut arrêté et emprisonné 17 jours avant d’être expulsé en octobre 1973 et placé sur une liste d’interdits de séjour jusque fin 1990.

De retour en France, le frère Pierre est présent à Montreuil-sous-Bois et à Paris où il travaille à l’Assedic et est en contact avec les immigrés et réfugiés chiliens jusque fin 1983. Il demeure toujours attaché au service de l’Église d’Amérique latine et n’a qu’une idée : revenir dès que possible au Chili. En attendant, il s’oriente vers la province du Rio de la Plata (Uruguay et Argentine du Nord) où il prend contact avec les frères de Montevideo, et il travaille au service pastoral de la Commission des Droits de l’Homme de la Fédération des Religieux d’Uruguay
et dans la Commission franciscaine « Justice et Paix », puis à la fraternité du « Nuevo Paris »
à Buenos Aires en faveur des enfants de prisonniers ou de disparus. Il y est d’ailleurs élu délégué
au chapitre provincial de 1984 et sa présence sera prolongée jusqu’en 1990 dans une fraternité sur la colline de Cerro. En 1990, ne figurant plus sur la liste des interdits de séjour, il est à nouveau l’hôte de la province du Chili et travaille au couvent de Santiago à la Calle Catedral. Là, il il commence un apostolat au service des catholiques séparés ou divorcés jusque début 1995.

En février 1995, c’est le retour définitif en France : il est affecté au couvent de Paris-Boissonade,
puis en juin 2002 à Blois à Notre-Dame de la Trinité ; ce qui lui permet de garder contact avec les nombreuses personnes qu’il a connues et qui l’ont soutenu. En 2009, il est accueilli parmi les frères aînés du couvent de la rue Faidherbe jusqu’à son récent placement à l’EHPAD Saint-Charles.
Nous le recommandons au bon souvenir de ses frères et de ses amis et prions el Seigneur
de l’accueillir en son royaume de justice et de paix où il pourra vivre ses 100 ans et bien plus !