Les Cercles de Silence et la solidarité avec les sans-papiers


Initiés par les frères franciscains de Toulouse en 2007, les cercles de silence se sont multipliés en France. On en recense aujourd’hui plus de cent-cinquante, composés de citoyens de tous horizons. Tous réunis pour dénoncer la situation des sans-papiers.

Voici ce que disent d’eux-mêmes les Cercles de Silence sur leur site :
"Les Cercles de Silence regroupent des citoyens de tous horizons qui devant l’enfermement systématique des sans papiers dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) s’élèvent contre les atteintes à l’humanité des sans papiers et à celle des exécutants d’ordres incompatibles avec leur propre dignité.

Devant la gravité de la situation, les membres des Cercles de Silence désirent aller au-delà des mots et des cris. Ils expriment la force de leur réprobation et de leur interrogation avec les moyens de la non-violence, et spécialement le silence. Le silence des forts et des persévérants. Par le silence ils écoutent leur propre conscience et font appel à la conscience de leurs concitoyens.
Ces Cercles de Silence ont des aspects différents suivant les villes.

Toutefois il nous semble

  • qu’ils ont tous un même souci de rester collé à la réalité des Centres de Rétention Administrative (CRA) où la dignité humaine est mise en danger,
  • qu’ils ont tous un même objectif : aider nos concitoyens à prendre conscience de la réalité de l’enfermement,
  • qu’ils sont tous habités par la même certitude qu’il existe des solutions alternatives à l’enfermement d’étrangers en situations irrégulières.

La dignité de chaque personne humaine ne se discute pas, elle se respecte.
Notre silence le crie et continuera de le crier jusqu’aux changements indispensables."






Après le silence, le jeûne pour protester. C’est l’action qu’a entamée le frère franciscain Alain Richard contre le projet de loi sur l’immigration. Un acte citoyen et évangélique.