Méditation : Le Verbe s’est fait chair pour nous rendre participants de la nature divine (quatrième dimanche de l’Avent, et Noël)


Et nous voici arrivés au quatrième dimanche de l’Avent !

Nous étions partis en randonnée à la rencontre de Dieu, laissant, oubliant même l’évènement de Noël ! Oubliant la naissance de Dieu qui se fait homme, qui se fait ‘’frère’’. Avec le récit de la Visitation de Marie de Nazareth à sa cousine Élisabeth nous sommes proches d’atteindre notre objectif : la rencontre de Dieu, malgré les apparences.

Deux femmes enceintes : l’une de quelques jours et l’autre, de six mois. Deux enfants sont portés, en gestation, mais ce sont deux vivants. Nous sommes mis devant la réalité la plus criante : si j’en crois la science actuelle, le bébé-fœtus de quelques jours n’entend rien et est apparemment sans réaction. Mais, le bébé-fœtus de six mois perçoit les sons de voix, les harmoniques au point d’être sensible, joyeux à la perception de la voix de Marie de Nazareth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. (Luc 1, 40) Et c’est la grande révélation qui est faite à Élisabeth : Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur." (Lc 1, 41-45)

Le fils de Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit divinisé

Le récit de la naissance de Jésus nous sera fait le lendemain dans la nuit de Noël.
Si nous en croyons le message des anges nous serions, apparemment arrivés au terme de notre randonnée dont le but était la rencontre de Dieu :

Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva. Elle enfanta son fils, le premier-né ; elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Il y avait dans la région des bergers qui restaient aux champs et se relayaient pour garder leurs troupeaux durant la nuit. Un ange du Seigneur se trouva soudain devant eux, en même temps que la Gloire du Seigneur resplendissait tout autour. Ils furent saisis d’une grande crainte. L’ange leur dit : « Ne craignez pas, c’est une bonne nouvelle que je vous apporte, et qui fera la joie de tout le peuple. Aujourd’hui, dans la ville de David vous est né un Sauveur. C’est le Messie, le Seigneur. Et voici son signalement : vous trouverez un nourrisson emmailloté et déposé dans une mangeoire. » Tout à coup se joignit à l’ange une multitude d’esprits célestes qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux, et sur la terre paix aux hommes, car il les prend en grâce. »

Nous rencontrons Dieu !
Mais il dépasse toutes les images que nous nous fabriquions sur lui !
Il est grand le mystère de la foi !

Oui ! Il est encore bien plus grand que nous le pensions !

A la Messe de la nuit de Noël, la liturgie nous propose le récit de la naissance de Jésus : récit apparemment réaliste, récit qui émeut.
A la messe du matin de Noël, nous écouterons le début du quatrième Évangile : de l’émotion, nous sommes invités à passer à la contemplation, à nous approcher du grand mystère d’amour de Dieu. Car, avec le prologue du quatrième évangile nous sommes ramenés ‘’au commencement’’, à la création, la re-création que nous avons mentionnée au début de notre méditation.
Or, dans le récit de la création Il est écrit au livre de la Genèse (Gn 1, 27) :
Dieu créa l’Homme à son image
à l’image de Dieu il le créa,
homme et femme il les créa.

JPEG - 16.7 ko
Portail nord de la cathédrale de Chartres : "En Lui est la vie"

Une question nous vient alors :
Mais sur quel modèle l’homme a-t-il été créé puisque Dieu n’est pas représentable ?
Pour Dieu, ordinairement, il n’y a pas de temps, et donc, pas de référence à un avant et à un après...
C’est pourquoi nous pouvons affirmer que de toute éternité, Dieu avait décidé de devenir un homme Lui-même pour pouvoir créer l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance.

C’est sans doute ce qu’exprime saint Paul dans la lettre aux Éphésiens (Ep1, 3-6)
Béni soit Dieu, le Père du Christ Jésus notre Seigneur !
Oui, il nous a donné dans les cieux, dans le Christ, toute bénédiction spirituelle.
En lui il nous a choisis avant la création du monde
pour être devant lui saints et sans tache.
Par amour il décidait dès ce moment
qu’il ferait de nous ses fils par Jésus Christ et pour lui.
Tel a été son vouloir et son bon plaisir,
afin que soit louée et glorifiée sa grâce,
ce don qu’il nous faisait dans le Bien-Aimé.

mais aussi dans la lettre aux Colossiens (Col 1, 15-20) :
Il est l’image du Dieu qu’on ne peut voir,
et pour toute créature il est le premier-né.
Car en lui tout a été créé,
dans les cieux et sur la terre,
l’univers visible et invisible,
Trônes, Seigneurs, Principautés, Autorités…
Tout a été créé grâce à lui et pour lui,
il était là avant tous et tout se tient en lui.
Il est aussi la tête du corps, de l’Église,
car il est le principe, revenu le premier d’entre les morts,
afin d’occuper, en tout, la première place.
Car il a plu à Dieu que « le tout » se retrouve en lui
et que tout soit réconcilié avec Dieu grâce à lui,
après que le sang de sa croix ait rétabli la paix,
ce qui est sur la terre, et ce qui est dans les cieux.

Ceci étant, nous comprenons mieux que le prologue du quatrième Évangile nous affirme qu’au commencement de tout, Dieu se veut en alliance, en communication avec l’humanité. Dieu fait alliance, il parle, il communique par la création, par les prophètes. Dieu est parole, il est Verbe !
Puis Dieu, la Parole, le Verbe, finit par devenir un homme :
« Et le Verbe s’est fait chair. »
Étant Dieu, venant de Dieu, on l’appelle Fils de Dieu.
Le Verbe de Dieu, le Fils de Dieu devient l’un d’entre nous. A partir de ce moment plus rien de notre humanité ne lui est étranger. Dès lors, lorsque le Père regarde un homme ou une femme, il voit le Verbe, son Fils.
Dès lors, nous sommes tous invités à nous approcher le plus possible et sans crainte de Dieu :
« Ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son Nom. Il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu…Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce sur grâce… Dieu, personne ne l’a jamais vu. Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est Lui qui nous a conduits à le connaître. »

Devant une telle révélation, la seconde lettre de saint Pierre (2, 14) nous conduit à la limite de l’entendement :
« Le Verbe s’est fait chair pour nous rendre participants de la nature divine. »

Plusieurs théologiens, à partir de cette annonce du Nouveau Testament, ont développé ce thème de la divinisation de l’homme comme but de l’Incarnation du Fils de Dieu. (Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n°460)

« Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s’est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l’homme : c’est pour que l’homme en entrant en communion avec le Verbe et en recevant ainsi la filiation divine, devienne Fils de Dieu » (Saint Irénée).

« Car le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous faire Dieu. »
( Saint Athanase)

« Le Fils unique de Dieu, voulant que nous participions à sa divinité, assuma notre
nature, afin que Lui, fait homme, fit les hommes dieux. »

(Saint Thomas d’Aquin)

Pour parvenir à cette "divinisation" il nous faut contempler le Christ Jésus. Et voici quel sera le résultat de cette contemplation active :

Et nous tous qui, le visage découvert,
réfléchissons comme un miroir la gloire du Seigneur,
nous sommes transfigurés en cette même image
de plus en plus resplendissante (glorieuse),
et c’est l’œuvre du Seigneur, qui est esprit.
(2 Co 3,18)

Quelle merveille ! Cela est vraiment grandiose !
l’on comprend mieux ce que l’auteur de la lettre aux Hébreux (He 1,1- 6) nous a transmis comme méditation :

Dans ces jours où nous sommes, Dieu nous a parlé par le Fils…
Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son Être
Que tous les anges de Dieu se prosternent devant Lui !

A noter que c’est cela qui est affirmé à chaque célébration de la messe, lorsque e prêtre, en versant un peu d’eau dans le calice, dit :
Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité.

Vraiment, dans notre parcours des textes de la liturgie, je crois que nous avons atteint une grande partie de la signification du temps de l’Avent :
aller à la rencontre de Noël,
aller à la rencontre du Seigneur,
découvrir la grandeur de notre vocation humaine.

Le plus simplement possible, j’ai osé vous dire ma compréhension personnelle du temps de l’Avent, à partir des textes de la liturgie de l’année C.

Bonne randonnée à chacun ! Saint et joyeux Noël à nous tous !

Frère Pierre Mazoué, Bron

Voir la méditation du 1er dimanche de l’Avent
voir la méditation des 2e et 3e dimanche de l’Avent


Lectures de la messe du 4e dimanche de l’Avent, année C

Lecture du livre de Michée (Mi 5, 1-4)
Parole du Seigneur :
Toi, Bethléem Ephrata,le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles.
Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix !

Lecture de la lettre aux Hébreux (He 10, 5-10)
Frères,
en entrant dans le monde, le Christ dit, d’après le Psaume : Tu n’as pas voulu de sacrifices ni d’offrandes, mais tu m’as fait un corps.
Tu n’as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ;
alors, je t’ai dit : Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté,car c’est bien de moi que parle l’Écriture.
Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l’ancien culte pour établir le nouveau.
Et c’est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-45)
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »


Lectures de la messe de la nuit de Noël, année C

Lecture du livre d’Isaïe (Is 9, 1-6)
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi.
Tu as prodigué l’allégresse, tu as fait grandir la joie : ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la moisson, comme on exulte en partageant les dépouilles des vaincus.
Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules, le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane.
Toutes les chaussures des soldats qui piétinaient bruyamment le sol, tous leurs manteaux couverts de sang, les voilà brûlés : le feu les a dévorés.
Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».
Ainsi le pouvoir s’étendra, la paix sera sans fin pour David et pour son royaume. Il sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que fait l’amour invincible du Seigneur de l’univers.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Tite (Tt 2, 11-14)
La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
C’est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnable, justes et religieux,
et pour attendre le bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. —
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte,
mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »


Lectures de la messe du jour de Noël, année C

Lecture du livre d’Isaïe (Is 52, 7-10)
Comme il est beau de voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle, qui annonce le salut, celui qui vient dire à la cité sainte : « Il est roi, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs, leur appel retentit, c’est un seul cri de joie ; ils voient de leurs yeux le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie, ruines de Jérusalem, car le Seigneur a consolé son peuple, il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la force divine de son bras aux yeux de toutes les nations. Et, d’un bout à l’autre de la terre, elles verront le salut de notre Dieu.

Commencement de la lettre aux Hébreux (He 1, 1-6)
Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ;
mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine au plus haut des cieux ;
et il est placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs.
En effet, Dieu n’a jamais dit à un ange : Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré. Ou bien encore : Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils.
Au contraire, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui.

Commencement de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 1-18)
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître.