Obsèques de frère Henri Singer

Le dimanche 4 mars 2018 en fin de soirée,

le frère Henri Singer
s’est endormi dans la paix du Seigneur,
âgé de 95 ans,
à l’hôpital d’Angers.

La messe des obsèques sera célébrée vendredi 9 mars à 15h,
en la chapelle du couvent des capucins
62 rue Faidherbe (49100) Angers, suivie de l’inhumation au cimetière du couvent.

Une messe d’adieu sera présidée par son petit-neveu, Christophe Lamm,
à Keskastel (67260) le samedi 10 mars à 14h30.

Notre frère Henri Singer est né à Keskastel (67) le 25 janvier 1923 de parents agriculteurs. Une sœur l’avait précédé. Il a fait ses études secondaires à Saint-Fidèle à Koenigshoffen de 1935 à 1939 et en 1939-1940 à Saint-Fidèle à Angers qu’il a poursuivies à Strasbourg au Lycée Jacob-Sturm. Dès octobre 1942 il a été pris pour le Service du Travail, et en janvier 1943, il a commencé un long et difficile périple pour son service militaire dans la Wehrmacht jusqu’à janvier 1945 durant lequel il est passé par Augsbourg en Allemagne, en Ukraine, en Russie où il est blessé en fin novembre 1943, hospitalisé en Ukraine avant d’être envoyé en Sibérie puis à Munich et en Roumanie où il est blessé à nouveau très gravement en juin 1944, hospitalisé en Roumanie, puis à Vienne. A la faveur d’une permission, il s’évade en novembre 1944 et il est fait prisonnier par les Américains, séjourne dans des camps en France et termine soldat de l’armée française à Laon en janvier 1945.
Dès le 11 février 1945, il entre au noviciat dans la province de Paris au Mans prenant le nom de frère Arbogast (il en changera en 1947, prenant celui de Mathieu) et y prononce ses premiers vœux le 25 mars 1946. Il fait des études de philosophie à Koenigshoffen et de théologie à l’université de Strasbourg. Il prononce ses vœux solennels le 25 mars 1949 et il est ordonné prêtre le 10 juillet 1952. Il est nommé professeur de théologie à Hirsingue et y deviendra directeur des étudiants en 1961 durant 2 ans. Admissible au doctorat, il n’a pas souhaité faire une thèse et il a rejoint Chambley en 1963. En 1965, il est en résidence à Mulhouse, puis présent à Emmaüs à Cernay où il y passera 20 ans en qualité de chauffeur récupérant les meubles et cela jusqu’à sa retraite. En 1985, il est élu conseiller de la Province et nommé au Dusenbach. En septembre 1987, il est détaché à la formation interprovinciale et gardien à la Fraternité de Grenoble. En 1990, il est de retour au Dusenbach et en 1998, il est nommé à la Fraternité du noviciat à Bourg en Bresse. En 2007, il retourne au Dusenbach jusqu’à la fermeture en 2009. Il ira alors à Koenigshoffen jusqu’à son déplacement à Angers le 1er mai 2015 en raison des soins qui lui étaient nécessaires lesquels exigeront encore un transfert à la Maison Sainte-Marie en juin 2016 où il bénéficiera des attentions du personnel dévoué à son service.
Le frère Henri, très marqué à la fois par sa formation chrétienne familiale et par son expérience de la guerre, a été un homme avec une forte personnalité, volontaire et sérieux dans ses engagements, dans sa recherche pour vivre « parmi les pauvres » comme saint François, tout en étant un contemplatif, un homme assidu à la prière. Il est allé plusieurs fois au Dusenbach qui était pour lui un lieu de recueillement et de ressourcement. « Si je suis ici dans ce couvent, c’est pour aller constamment vers l’essentiel qui est d’ailleurs contenu dans l’évangile. Il faut sans cesse approfondir les choses pour arriver à l’accomplissement spirituel, pour achever sa vie et pas seulement la finir ».