Obsèques de frère Marie-André Pont

Le 10 septembre 2017,
frère Marie André Pont,
s’est endormi dans la paix du Seigneur,
âgé de 95 ans,
au CHU d’Angers.

La messe des funérailles sera célébrée jeudi 14 septembre à 10h30
en la chapelle du couvent des capucins
62 rue Faidherbe, 49100 Angers.


Notre frère André Pont est né le 2 mai 1922 au pied des remparts de la cité de Carcassonne dans la paroisse de Saint-Gimer et a été baptisé au Mas-Cabardès, dans la Montagne Noire, lieu d’origine de sa famille. Enfant unique, il fait ses études au lycée de Carcassonne et à 16 ans entre chez les Éclaireurs de France et quatre ans plus tard, il reçoit l’invitation à faire son service aux Chantiers de Jeunesse de la Marine. Réquisitionné dans le cadre du STO en mai 1943. il part en Allemagne, et emporte dans son modeste bagage les « Épîtres de saint Paul ». Il se retrouve en Tchécoslovaquie, en Poméranie en mai 1944, puis à Vienne, Berlin, et enfin il est de retour à Carcassonne en mai 1945, sa santé bien délabrée. En juin, il fait un pèlerinage à pied à Lourdes, au terme duquel il sonne à la porte du couvent des Capucins à Carcassonne. Il y prend l’habit le 12 août 1945 et le nom de frère Marie André.
Il émet ses premiers vœux le 15 août 1946 et se rend à Bordeaux-Bègles pour la Philosophie et s’engage par la profession solennelle le 17 Septembre 1949. Il gagne le couvent de Toulouse pour la Théologie, y est ordonné prêtre le 24 juin 1952. Il est envoyé à l’Institut Catholique de Toulouse pour y suivre des cours de philosophie, s’intéresse à la sociologie, ce qui l’amènera à faire un « périple transafricain » en avion et en Citroën 2 CV de Bamako à Djibouti durant l’été 1956. De 1956 à 1973, il enseigne la sociologie à l’Institut Catholique et au Grand Séminaire de Toulouse. Durant ce temps, il fera les enquêtes sociologiques préparatoires aux « Missions Générales » du CPMI (Centre Pastoral des Missions Intérieures) à la Réunion, en Guadeloupe et en Martinique. En octobre 1973, après la mort de ses parents, il réalise son rêve de jeune capucin, il arrive en mission à Moundou au Tchad. Il sera responsable de l’école des catéchistes de Doïti jusqu’au 6 juin 1983, jour où il est gravement blessé dans une embuscade qui fait trois morts et des blessés, alors qu’il se rendait en voiture à la bénédiction de l’église de Beinamar : les frères avaient choisi de rester auprès du peuple tchadien qui subissait la guerre. Soigné en France, frère Marie André repart au Tchad six mois plus tard et devient responsable du Belacd, organisme qui vient en aide aux populations frappées par la famine et le Sida. En octobre 1987, il devient maître des novices à Deli et à partir de 1991, il assure des ministères et des retraites depuis Moundou-Koutou. En septembre 1998, après la fusion des custodies capucines, il arrive à Bouar (RCA) et participe à l’enseignement des étudiants capucins et carmes.
En 2004, après 31 ans au Tchad et en RCA, il rentre à Toulouse au couvent de la rue d’Aquitaine. En 2006, il est nommé à la Fraternité de Clermont-Ferrand, où il reste jusqu’en 2012. Son état de santé l’amène à rejoindre notre maison d’Angers, mais tant qu’il aura des forces, il assurera l’accueil pour le sacrement de la réconciliation et s’intéressera à divers travaux de rédaction de mémoires tel que son journal quotidien.
Notre frère Marie André s’est montré un homme disponible, serviable, très actif, efficace et fidèle à la vie fraternelle. Que le Seigneur lui accorde enfin le temps du repos.